Affichage des articles dont le libellé est parutions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est parutions. Afficher tous les articles

dimanche 28 août 2011

Aller à Saint Sabin


Le Saint-Sabin nouveau est arrivé !
Saint-Sabin en Pilat… Sans doute le sommet le plus énigmatique de cette contrée. Cependant, le plus curieux est encore de constater qu’aucun ouvrage, du moins à notre connaissance, n’est entièrement consacré à ce site exceptionnel jusqu’au premier trimestre 1995. En effet, à ce moment, la série ‘CEP D’OR DE PYLA’ présente un numéro sur le seul thème consacré à ce haut lieu de cette région, sous le titre « Aller à St Sabin ». Deux auteurs signent cet ouvrage : Antoine Bruzeau et Benoist Rivière.
Ce petit livre, à sa parution, n’eut aucune répercussion, sauf dans un étroit microcosme de personnes portées sur le passé énigmatique du Massif du Pilat et à propos de cette publication faite, il est vrai, à peu d’exemplaires… Puis, peu à peu, cette édition artisanale devint l’objet de recherches et demandes de rééditions de plus en plus pressantes. Suite à ces dernières, la décision est prise de proposer une seconde édition de ce travail. Dès lors, l’un des deux auteurs, Antoine Bruzeau (Patrick Berlier), émet des réserves en précisant que « sa signature ne saurait cautionner d’autres écrits »… c'est-à-dire les miens, sous la signature de Benoist Rivière. A la suite de quoi, après consultation des éditions ‘France Secret’, la décision est prise de dédouaner P. Berlier de toutes responsabilités et d’enlever de ce volume réédité tous les écrits sous les signatures des deux pseudos qu’il s’est choisis.
Et c’est ainsi que la seconde ‘mouture’ change de titre et que tous les textes remplaçant ceux enlevés sont signés de votre serviteur. Ceci, bien évidemment, n’enlève rien à l’estime que nous devons à P. Berlier et ses écrits.

Visite insolite sur des plus beaux sites du Pilat
Ajoutons que ce petit livret est à présent le premier d’une série qui reprendra, sous cette forme, de nombreux autres sites du Pilat tels que Lupé, Malleval, Maclas, les Roches de Marlin, le menhir du Flat, l’ensemble des lieux mégalithiques, et ceux comme Châteauneuf, Bourg-Argental, Ste-Croix-en-Jarez, et tant d’autres formant les fleurons de cette région d’exception… 
Le nom de SAINT-SABIN est si étroitement lié à celui de Pilat qu’il est difficile de comprendre où commence l’un et où finit l’autre. Les pages de ce petit volume proposent un essai d’approche de divers aspects disparaissant de la mémoire collective et individuelle de ce pays et, de fait, de notre patrimoine culturel, historique, traditionnel, religieux et… hermétique. On y aborde au fil des pages les différentes formes de savoir pouvant illustrer et faire la richesse de ce lieu sacré depuis sans doute l’arrivée de nos premiers ancêtres.
Nous allons, de chapitre en chapitre, des temps perdus primitifs aux superstitions des temps mégalithiques et de leurs importants vestiges encore visibles sur ce sommet. Il dut forcément y avoir un culte taurobolique, tel le mithraïsme, qui, avec l’apparition de la nouvelle religion, céda la place à des bœufs… animaux paisibles, domestiqués et bibliques pouvant ainsi supplanter, effacer et remplacer avantageusement les antiques croyances au bénéfice de celles de l’Eglise.

‘Maison carrée’ et chemin des petites croix…
L’Eglise, précisément, prend ici sa place avec la mise en place d’une toponymie ne faisant aucune grâce aux vestiges des divinités antiques et de la nature. St Sabin se trouve propulsé sur les lieux avec ses bœufs charruant les « pierres noires » justement pour y préparer l’implantation d’un oratoire, sans doute modeste à l’origine, puis d’une première chapelle qui fera enfin place à celle que nous visitons encore aujourd’hui. Ce saint, dont on trouve traces en différentes contrées, offre plusieurs facettes qui toutes peuvent se deviner, et trouver leur place, dans les reflets des traditions lointaines ainsi qu’au sein des légendes collant à cette montagne de manière étonnamment parfaite. Le phénomène que nous découvrons se révèle au point de se demander si la contrée n’attendait pas plus que cet obscur saint homme pour engendrer un site miraculeux... Les mots prennent très vite une autre dimension que nous suivons pas à pas afin d’y voir que le terme de ‘maison carrée’ est en réalité une forme de ‘carré long ou… doré’ dont la définition se place d’elle-même dans le contexte du petit sanctuaire!
Il est surtout question de pèlerinage à St-Sabin, aussi loin que puisse remonter le souvenir et les écrits sur la question, que nous suivons au long, par exemple, du « chemin des petites croix » et de celui des bœufs enrubannés. Ces voyageurs de la foi venaient parfois de fort loin puisque les registres montrent des ‘pèlerins’ venus des confins du Beaujolais. Nous les suivrons, ces légendes et traditions, jusqu’à nos époques où le miraculeux sut encore se distinguer sous les traits de Laurent Odouard, si fameux rebouteux local qu’il fut considéré quasiment comme un saint. Il est vrai que son pouvoir lui serait venu d’un Chartreux fuyant la fureur révolutionnaire… ayant remercié ceux, ici, qui le cachaient en offrant à cet enfant au berceau son don de guérison. Légende, bien entendu, crieront les sceptiques, mais après tout, ce qui s’est passé depuis des millénaires dans ce secteur fait la marge on ne peut plus mince entre la légende et la réalité. Alors pourquoi ne pas croire à ce merveilleux récit ?

Curiosités dans une chapelle pourtant bien anodine
Nous voyons aussi, en visitant la chapelle, plusieurs curiosités dont les détails échappent généralement à la perspicacité du visiteur. Il s’agit d’abord de deux saints en bois ayant subi une rénovation de la part des autorités compétentes… si compétentes que les personnages sont modifiés à tel point que leurs nouveaux symbolismes, hagiographique et ‘héraldique’, ne permettent plus la moindre ‘lecture’ hermétique initiale… Mais ce n’est pas tout car, au cours de la visite, nous rencontrons un grand tableau représentant le saint patron du lieu. Si à première vue rien ne permet d’en comprendre plus, le contenu du chapitre lui étant consacré permet ‘d’entrer’ dans un mécanisme intérieur qui échappe au commun. 
Ensuite, c’est la découverte des différentes statues du saint et les différents cultes secrets, ou intimes, qui leur sont attribués, aux limites de la superstition et du paganisme, que nous parcourons de l’ancienne auberge à la chapelle actuelle.
Enfin, nous visitons la petite source encaissée surgissant au sommet de la montagne, près de la chapelle. Cette résurgence dut très tôt être considérée comme un présent des dieux car cette curiosité était une aubaine en cas de siège prolongé en période d’été… C’est encore près de cette eau que le pèlerin et le croyant cueillent la merveilleuse ‘alchémille’, une petite plante dont les vertus sont amplifiées par le rite de la messe et par son trempage dans la source elle-même à des dates fatidiques.

Fin ou… commencement ?
Le livre s’achève par un ancien poème retrouvé et par le détour sur le sujet d’ex-voto retrouvés dans ce secteur, tant par des archéologues que d’anciens pèlerins ou… curieux fréquentant le lieu, à la recherche de son passé mystérieux.
Cette réédition tant attendue permet de compléter avantageusement le contenu de la première parution qui maintenant fait figure de pièce de collection pour ceux, et celles, qui eurent la chance d’en avoir un des rares exemplaires. La lecture de cette ‘refonte’ est un voyage dans un passé aussi incroyable qu’oublié et craintivement laissé pour compte par les autorités dites… compétentes en la matière. Ce livre, en outre, permet de visiter le site sans rien oublier de ce qui en fait toute la saveur mystérieuse. Cependant, ne doutons pas que le lecteur saura trouver bien d’autres éléments que nous n’avons su découvrir ou retrouver…

André Douzet
« Aller à Saint Sabin - Traditions – Mythes – Réalités »
André Douzet

100 pages, enrichies de nombreuses illustrations, au format 15X21 
Dépôt légal : juin 2008
ISBN 978-2-916797-18-2

Merveilleux Pilat mégalithique et médiéval



Péché de jeunesse
C’est en 1983 que sortait sous le titre « Mystérieux Pilat mégalithique et médiéval » mon premier ouvrage sur le Pilat. Ce fut ce que j’appelle un péché de jeunesse…
C’était une première pour l’époque, car depuis la formidable série des ouvrages de Jean Combes sur cette exceptionnelle contrée, il n’y avait rien d’autre sur ce vaste sujet.
Ce livre, ou plutôt son texte, datant de 1978, avait attendu près de cinq ans au fond des rayons de l’éditeur pour voir le jour. Une attente doublée d’une modification de l’éditeur qui avait ‘gommé’ le titre original, qui est celui de la réédition - Merveilleux Pilat mégalithique et médiéval -, pour en faire un plus ‘ronflant et alléchant’ : « Mystérieux Pilat mégalithique et médiéval ». Il est vrai que la nuance de merveilleux à mystérieux change bien des choses dans le point de vue des lecteurs de l’époque. Toujours est-il qu’alors, il n’y avait personne sur le chemin et surtout pas les ‘copieurs’ de tous poils et autres ‘spécialistes’ opportunistes de la dernière minute. A cette époque, les prétendus ténors d’aujourd’hui, je me souviens, chassaient ‘vaille que vaille’ les ovnis sur les hauts sommets du Pilat… quand ils ne tentaient pas de s’encanailler lors de douteuses approches alchimiques, évidemment sans le moindre effet. Plus tard… au moment des ruées vers l’or touristique et ésotérique des mirages ‘pilatesques’, on voit quelques vocations éclore ça et là spontanément. Et de nombreux maîtres et spécialistes aussi chevronnés qu’incapables, après avoir mis leur radar anti-ovnis aux oubliettes, surgissent au gré des pierres des roches de Marlin et autre menhir du Flat…

Indispensable avertissement
Ce livre était un essai… un mauvais essai, il faut l’avouer humblement. Si ce n’avait été une sorte de volonté, et demande grandissante, de chercheurs voulant cet ouvrage épuisé et oublié, il ne serait jamais ressorti des archives de l’ombre où il était immergé. Une réédition fut alors proposée et la voici à présent disponible sous le titre d’origine de l’ouvrage primitif.
Cependant, il semble que quelques mises au point soient nécessaires pour accompagner ce livre maintenant obsolète. Ce travail, datant de plus de trente ans, est émaillé d’erreurs qu’il est honnête de signaler ici. Il ne s’agit pas des fautes d’orthographe ou de syntaxe mais de méprises sur des dates ou faits historiques notoires. Pour cette raison, il n’était pas prévu de faire un second tirage ni d’en faire un autre augmenté de rectificatifs.
Cependant, il faut bien préciser que ce petit livre sans prétention fut le signal du départ pour de nombreux ‘chercheurs’ trouvant ainsi leur vocation à la remorque du passé énigmatique de cette région. Il y avait alors de la place pour tous et une pour chacun… Souvent, les modestes indications servaient de point de départ pour des travaux des plus sérieux et productifs, jusqu’au moment où certains s’approprièrent grassement l’ensemble des découvertes au mépris de ceux qui furent les pionniers sur la région, tel Raymond Grau qui passa aussi lestement à la trappe de l’oubli… Autre temps, autres mœurs. Et si les critiques parfois montraient une, deux, trois fautes effectives de ce premier livre, certains ‘gardiens de sites’ en profitèrent pour tourner l’ensemble de nos travaux en dérision. Depuis, les choses ont changé et nous avons donné, au fil des ans, du fil à retordre à plus d’un ‘veilleur’… veilleur qui finissait par s’endormir et ne plus se réveiller sur l’ouvrage.

Nostalgie du passé
Il nous semble donc régulier de préciser que cette édition, réellement conforme à l’originale, est simplement une ‘pièce de collection’… oubliée et désormais dépassée sur plusieurs détails. Un collectionneur nostalgique et inconditionnel y trouve son compte… mais le chercheur d’aujourd’hui ne devra pas en faire son bréviaire sur tous les points. Certes, le sous-titre de la première édition annonçait que « La porte s’ouvre sur un fabuleux secret ». Ceci, par contre, était vrai et cette porte, que nous avons toujours fait en sorte de maintenir entrouverte, s’ouvre de plus en plus largement au fil de nos récents travaux.
Cependant, sont toujours d’actualité nos premiers schémas de principe concernant le Menhir du Flat, les Roches de Marlin, St Sabin, la ‘promenade géométrique’, et plus que jamais, par contre, le chapitre intitulé ‘mosaïque’, avec des inédits jamais repris sur le ‘champ des fustes’ par exemple… Il en est de même pour ‘l’époque médiévale’ avec la vierge noire de Pélussin, Châteauneuf et, bien entendu, certaines notes premières sur la Chartreuse de Ste Croix qui n’ont rien perdu de leur importance.
Malgré tout ceci, il reste que cet ouvrage ne peut être utile que sur les contrées du massif du Pilat et tout en restant seulement une petite base d’informations mélancoliques et primitives. Il fut, et reste cependant, le premier cri d’alarme sur les importants vestiges d’un passé sur lequel les autorités, et quelques malandrins, tentent de passer la gomme à effacer les témoins gênants de messages oubliés. A ce titre, cet ouvrage est d’actualité car, comme l’affirme la présentation de la quatrième de couverture « la quête va se poursuivre et plus nombreux seront les pèlerins, ce qui est bien ».

Merveilleux Pilat
Mégalithique et médiéval
André Douzet

Editions France Secret 2008
ISBN 978-2-916797-14-4